Je suis accoudé au comptoir d’un bar. D’un geste sûr, le tenancier sèche des verres encore tièdes. Le téléphone posé au bout du comptoir sonne, je réponds. La personne qui appelle a engagé un travail de recherche et voudrait confirmer le sens de l’expression perdue : le venin coule toujours (expression qui, à ma connaissance, n’en est pas une). J’interroge le tenancier qui pourrait être mon grand père maternel.
Il ne s’agit pas ici de faire le récit intégral de ce rêve, ni de toutes les autres « voies royales » qui participent aux dévoilements à l’œuvre, mais, à l’évocation de l’expression perdue qui n’en pas une le venin coule toujours , le visage fermé et bourru du tenancier a semblé s’apaiser, comme tout son être.
I’m leaning against the bar. With a sure hand, the bartender is drying glasses that are still warm. The phone at the end of the bar rings; I answer it. The caller has begun some research and would like to confirm the meaning of the forgotten expression: the venom still flows (an expression which, to my knowledge, isn’t actually one). I ask the bartender, who could be my maternal grandfather.
The point here is not to recount the entire dream, nor all the other « royal roads » involved in the revelations at work, but, at the mention of the lost expression that isn’t really one the venom still flows the barman’s stern, gruff face seemed to soften, as did his whole being.
le venin coule toujours
(qui mérite la légion ?)
2025
pastels secs, fusain, gouache, graphite, pigments, sur contre plaqué peuplier
204 x 122 cm

le venin coule toujours
(la cave)
2025
pastels secs, fusain, graphite, pigments, châtaignier, sur contre plaqué peuplier
204 x 122 cm

le venin coule toujours
(sans titre définitif)
2025
pastels secs, fusain,
gouache, graphite,
pigments, sur contre
plaqué peuplier
226 x 186 cm
quadriptyque

ébauches d'épure
(d'immenses plaines verdoyantes)
en cours depuis 2025
plâtre
hauteur environ 40cm
